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24/10/2011Fin de saison des bergers d'appui

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Le Chien de Conduite


Que ce soit pour donner le biais, pour garder à bâton planté, pour rassembler, pour contenir ou encore pour parquer, le chien de conduite est un auxiliaire incomparable. C’est le bras droit du berger/éleveur.

 

En plus d’être une pièce maîtresse dans la garde des troupeaux et la gestion du pâturage, le chien de conduite présente un intérêt éminent par rapport à la protection des troupeaux. En effet, on sait que les troupeaux les mieux protégés sont ceux qui sont gardés de façon homogène et regroupés la nuit. Pour ces raisons, le chien de conduite sera un allié incontournable et facilitera grandement le travail du/des chiens de protection.

 

Utilisé correctement, le chien permet à l’éleveur/berger d’effectuer son travail de façon plus efficace et confortable. De fait, un chien bien dressé permet de travailler dans le calme, de gagner du temps et évite bien des pas inutiles à son maître, du stress aussi (ce qui permet au berger d’observer ses animaux plus tranquillement).

 

Cependant, avant de pouvoir utiliser de manière optimale un chien de conduite, que ce soit en montagne ou sur l’exploitation, un travail préalable de dressage est indispensable. Cela suppose que le maître puisse disposer de temps à consacrer à son jeune chien. Il est inutile de penser que le chiot apprendra son travail seul, ni même avec un chien plus expérimenté (tout au mieux, il se motivera un peu plus vite, mais cela est-il vraiment important ?).

 

Pour aboutir à de bons résultats, quelques étapes fondamentales doivent être respectées, telles que le choix du chiot, l’éducation de base, le dressage sur troupeau. La formation des utilisateurs est également une des clés pour réussir le dressage de son chien de conduite.


 

 

Le choix du chiot

 

Il est largement préférable de choisir un chiot de race plutôt qu’un chiot croisé. Certaines races présentent des caractères « bergers » affirmés ; comme le Border Collie, le Beauceron (appelé aussi Berger de Beauce ou Bas Rouge), le Kelpie ou encore le Berger des Pyrénées (Labrit). C’est parmi ces races (il en existe d’autres) qu’il faudra orienter son choix.

 

  


Le choix de la race étant effectué, il s’agit maintenant de déterminer la souche. En effet, au sein d’une même race des différences existent. Ainsi, il est intéressant de se renseigner sur les origines du chiot que l’on veut acquérir en discutant avec des interlocuteurs divers (éleveurs, bergers, associations d’utilisateurs de chiens de conduite, moniteurs de l’Institut de l’Elevage).

 

Pouvoir observer les parents de son futur chiot en situation de travail est également souhaitable. Même si l’hérédité des caractères n’est pas à ce jour une science exacte, on sait qu’un chiot issu d’un accouplement de chiens de même race bergère présentant différentes qualités au troupeau a de fortes chances d’hériter de certaines de ces qualités.

 

L’âge idéal pour choisir et acheter son chiot est 7 semaines (pour différentes raisons que nous n’évoquerons pas ici). Il faut s’assurer au moment de l’acquisition du chiot que celui-ci est tatoué, vacciné et déparasité.

 

 

 

L’éducation de base

 

Très vite, les chiots peuvent montrer des dispositions au travail sur troupeau. Il peut alors être très tentant d’envoyer son chiot aux animaux, il s’agit dans ce cas de l’envoyer au « casse-pipe ».

 

« Ce n’est pas en demandant à un élève de CP de calculer des racines carré, qu’on va lui apprendre à aimer les mathématiques, on risque au contraire de le dégoûter à vie de cette matière. Il en va de même pour le chiot ; le mettre trop tôt aux bêtes peut être dangereux pour lui et le décourager de façon irrémédiable parfois  ».

 

Ainsi, à partir de 2 mois, on se contentera de le socialiser au maximum de manière à favoriser son bon équilibre (on va à la foire, on amène le petit chien avec soi, on va à la coopérative, idem…..).

 

Si le travail au troupeau est prématuré pour un jeune chiot, il est par ailleurs important de lui inculquer une éducation de base en lui apprenant un certain nombre de choses tels que : répondre à son nom, être encouragé, félicité (« C’est bien »), revenir quand on l’appelle (« Viens »), marcher en laisse, s’arrêter sur commande (« Stop »), respecter les interdits (« Non »). 

 

 

 

Le dressage au troupeau

 

Il ne doit intervenir qu’à partir du moment où le chiot est suffisamment mature mentalement et physiquement, c'est-à-dire vers 8 – 10 mois. Ceci évite de mettre le jeune chien en situation d’échec.

 

 Pour dresser son chien, l’idéal est de créer un environnement artificiel de dressage. Il est vrai qu’il est préférable de travailler sur un petit lot d’animaux (une quinzaine de brebis ou 5 – 6 génisses). En effet, les interventions sont beaucoup plus simples sur ce type de lot que sur un troupeau de 300 brebis par exemple. Il est également souhaitable de travailler sur une petite parcelle clôturée de manière à éviter la fuite des animaux et l’énervement du maître

 

Créer un environnement artificiel, c’est aussi appliquer une méthode logique de dressage.

 

Pendant cette période de dressage un certain nombre d’ordres, spécifiques troupeau, devront être appris : ramener les animaux vers soi (« Amène »), contourner le troupeau par la droite (« Droite »), par la gauche (« Gauche »), s’arrêter sur commande (« Stop »), repousser les animaux (« Pousse »).

 

Lorsque toutes les étapes du dressage sont respectées, et qu’un climat de confiance s’est instauré entre le maître et le chien, on obtient alors un chien sûr de lui, capable de travailler dans toutes les situations.

 

Ainsi, vers 18 mois votre chien sera prêt pour effectuer sa première saison d’estive. Au cours de l’estive, le chien continuera son apprentissage et pourra acquérir l’expérience du terrain.

 

 

 

 La formation au dressage des chiens de conduite

 

Des formations  sont ouvertes aux éleveurs de tous les départements français.  Ces formations sont généralement organisées par les différentes chambres d’agriculture. Il convient donc de les contacter pour tout renseignement.

 

Les formations de bergers intègrent à leurs programmes de la sensibilisation au dressage et à l’utilisation du chien de conduite.

 

Dans les Pyrénées, il existe des associations d’utilisateurs  de chiens de troupeaux, celles-ci constituent d’excellents interlocuteurs pour bénéficier de conseils, pour trouver des chiots de qualités,….