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Les prédateurs

CHIENS DIVAGANTS

Avec la collaboration de Paul Libmann, vétérinaire à Bourg-Madame (Pyrénées-Orientales)

Le problème des chiens divagants est souvent mésestimer et la tendance pourrait être à la banalisation ou à la sous estimation dans certains cas. Comme le pointent certains articles (article) ou témoignages, ce problème ne doit pas être pris à la légère, à fortiori, parce qu’il concerne tout le territoire français où les productions ovines, caprines, avicoles…sont représentées. Comme toutes les prédations, les dégâts liés aux chiens divagants engendrent un désarroi psychologique chez les éleveurs victimes et entrainent souvent des problèmes économiques en raison des difficultés d’indemnisation.

 
« La qualification de « chien divagant » concerne avant tout des chiens qui échappent au contrôle de leur propriétaire (code rural). Cette absence peut durer quelques minutes, comme elle peut être définitive. Dans le premier cas on a plus tendance à parler de fugue, mais si cet état se renforce et devient constant, on qualifie ces animaux de chiens divagants. Ils évoluent alors en marge de la société de l’homme, deviennent incontrôlables, se constituent en bande et peuvent occasionner des nuisances vis-à-vis des animaux sauvages et domestiques, et, beaucoup plus rarement, être un danger pour l’homme.
 
Au cours de cette errance, ou de cette fugue, le chien va développer des comportements divers, à titre individuel, ou au sein d'un groupe de congénères: jeux, recherches de partenaires sexuels, ébouage, chasse…
 
Mais ne devient pas fugueur qui veut : si l'on considère le nombre de chiens à qui est offerte l'occasion de s’adonner à cette pratique, et parallèlement le nombre réduit d’animaux fugueurs, on se rend compte que cette tendance est liée à un élément déterminant de la vie affective de l'animal, à savoir l'attachement à son maître et (ou) au groupe humain dans lequel il évolue. Cet attachement est réciproque et constitue l'essentiel de la relation entre nos deux espèces ; il en exprime l'originalité et en explique l'ancienneté.
 
Mais cette aptitude à l'attachement n'est pas également répartie entre les individus, et, par les hasards bien singuliers de la génétique, certains chiens se révèlent peu attachés et expriment un besoin d’indépendance. On peut même assister, chez ceux-ci, à des réticences à tolérer les contacts et la manipulation, et plus encore les contraintes d'un dressage.     
 
Un des puissants moteurs de la fugue est l’instinct de chasse, dont l’expression chez le chien est plus ou moins prononcée en fonction de la sélection, mais que l’on retrouve chez tous. La chasse ne répond pas nécessairement à un besoin alimentaire. Par voie de sélection cet instinct de prédation est capable de s’exprimer en toute indépendance et avec une forte intensité. 
 
Le chien va chasser individuellement ou en groupe. La chasse individuelle n’est en général concluante qu’en présence de proies de taille réduite. L’issue de la chasse sera plus aléatoire en présence de proies plus grosses, telles qu’ongulés sauvages ou ruminants domestiques. Dans ce dernier cas le chasseur, face à ses insuccès, dirigera ses attaques sur plusieurs proies, occasionnant des blessures multiples, et générant un stress majeur au niveau du troupeau, aux conséquences économiques graves.
 
La chasse en meute est plus organisée, et donc plus efficace. La constitution d’un groupe de chiens divagants s’accompagne de l’instauration d’une hiérarchie et d’un effet de leadership dévolu aux individus dont certaines compétences sont reconnues de tous, dans le domaine de la chasse tout particulièrement.
 
On assiste alors chez certains chiens à la résurgence d’un instinct de prédation enfoui jusqu’alors en raison de leurs conditions de vie. Ces individus, certifiés pacifiques et incapables de tout « acte criminel » par leur maître, s’avèrent de parfaits tueurs de… moutons… (…)
 
Le maître, conscient de sa responsabilité civile et en raison de sa citoyenneté, doit assurer le contrôle de son chien. Dans la plupart des cas l’attachement du chien pour l’homme (et réciproquement) est un élément suffisant pour maintenir l’animal au sein de sa famille-meute, et remplir cette fonction régulatrice. (…) »

 

ZONES DE PRÉSENCE DE L’OURS DANS LES PYRÉNÉES

(source ETO/ONCFS)
 
L’ours brun est actuellement présent sur les versants français et espagnol des Pyrénées. La population est constituée de 3 noyaux qui s’étendent sur 6 départements côté français (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Ariège, Aude et Pyrénées-Orientales), 3 provinces espagnoles (Navarre, Aragon et Catalogne) et la principauté d’Andorre, soit une superficie totale d’environ 6000 km2. Avec les quelques ours de souche pyrénéenne qui vivent encore dans nos montagnes (1 à 2 individus), on dénombre à la fin de l’année 2008, un minimum de 16 ours sur l’ensemble du massif :
 

  • Dans la partie occidentale - Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées Ouest, Navarre et Aragon Ouest :  3 à 4 mâles adultes minimum 

 

  • Dans la partie centrale - Hautes-Pyrénées Est, Haute-Garonne, Ariège Ouest, Catalogne et Aragon Est : 6 individus ont été identifiés par la génétique : 5 femelles et 1 mâle. De plus, une femelle lâchée en 2006 est toujours suivie par télémétrie (collier + émetteur intra-abdominal) même si elle n’a pas été repérée par la génétique. Enfin, sur le versant espagnol deux ours supplémentaires ont pu être individualisés mais ils n’ont pas été génotypés ;

 

  • Le noyau oriental - Haute-Ariège, Aude, Pyrénées Orientales et Principauté d’Andorre : 3 individus, dont 2 mâles adultes ont été génotypés. Un troisième ours a été repéré dans le Vicdessos depuis le printemps 2005, issu très certainement du noyau central mais il n’a pas été génotypé.

 
Pour en savoir plus : www.ours.ecologie.gouv.fr

 

LES ZONES DE PRÉSENCE DU LOUP EN FRANCE

(source DREAL Rhône Alpes et Réseau Loup Pyrénées – Massif Central)
 
 
Selon les indicateurs de l’ONCFS, on dénombre aujourd’hui environ 180 loups en France. Ils sont tous d’origine italienne, y compris ceux du Massif Central et ceux des Pyrénées Orientales.
 
Il y a actuellement au total 26 zones de présence permanente.
On considère qu’un territoire est classé en Zone de Présence Permanente (ZPP) lorsque des indices de présence sont relevés sur le terrain pendant 2 hivers consécutifs et qu’une analyse génétique soit positive à canis lupus. Dans 19 de ces zones de présence permanente, les loups se sont constitués en meute (au moins deux loups) :

  • 24 ZPP sont réparties des Alpes du Sud vers les Alpes du Nord
  • 1 ZPP dans le Cantal (nouvelle depuis l'hiver 2008-2009)
  • 1 ZPP dans les Pyrénées Orientales.

D'une manière générale, c'est dans les Alpes-Maritimes que la concentration de loups est la plus forte sur les 4 ZPP historiques (Vésubie Roya, Vésubie Tinée, Haute Tinée, Moyenne Tinée), c’est aussi dans ces secteurs qu'il y a le plus d'attaques et donc de victimes.
 
Dans les Pyrénées françaises
En 1999, La présence officielle du loup dans les Pyrénées française est reconnue dans le massif du Madres (Pyrénées Orientales). A l’issue des hivers 1999 – 2001, 3 individus auraient été identifiés (prédation sur troupeaux domestiques + observation visuelle), puis la disparition de ces loups est constatée. La présence n’est aujourd’hui plus vérifiée.
 
Dès 2002, des indices de présences sont relevés sur le massif du Carlit et 2004 sur le massif du Canigou.
 
A l’issue de l’hiver 2007 – 2008, 2 individus au minimum sont recensés sur le massif du Carlit, c’est aussi à cette période que le massif du Carlit est déclaré zone de présence permanente. 

Jusqu’à aujourd’hui, 6 loups différents auraient été identifiés génétiquement dans les Pyrénées françaises, tous l’ont été dans le département des Pyrénées Orientales.

Le patou est un excellent "chien anti-loup" permettant de protéger efficacement le troupeau contre ce prédateur redoutable.

Pour en savoir plus : www.loup.developpement-durable.gouv.fr

 

LA PETITE FAUNE SAUVAGE

Les méfaits occasionnés par la petite faune sauvage sur les troupeaux domestiques sont difficilement chiffrables mais n’en demeurent pas moins réels, nombre de témoignages le confirment. Parmi les coupables on retrouve le renard qui peut prédater de jeunes animaux (agneaux) tout comme le blaireau. Les corvidés peuvent également tuer des agneaux en leur crevant les yeux, il leur arrive parfois de s’en prendre à des animaux adultes affaiblis en usant de la même technique. Enfin, le sanglier peut s’avérer dans certaines zones un redoutable prédateur de brebis.